Errances nocturnes

 




Errances nocturnes



Quand les bords sont trop sombres, 

Seule la sobriété offre à la lumière 

L'éclat qui se reflète sans cesse 

Sur les errances dont l'immense flou 

S'estompe au fur et à mesure des pas 

Qui se doivent  feutrés voire silencieux.

Les bruits aussi doivent s'estomper,

S'étouffer, disparaître pour laisser 

Place aux champs pastels,  muets,

Les questions incessantes se taisent,

Ces bêtes se musèlent enfin,

Elles se reposent en paix.

Les sens entrent dans un mutisme

Protecteur qui sauve de la folie

Des mondes qui s'entrechoquent.

Il faut vivre, avec ménagement,

Tourner la tête à la misère des univers

Qui nous entourent et nous façonnent.

Même plus humer que les embruns salés

Parfumés de la fraicheur du large,

Ignorer les signaux désespérés 

Des mammifères marins prisonniers 

Des filets qui nourrissent 

L'humain et ses félins.

Ne plus sentirent la morsure 

Dufroid mais seulement 

La sensation magique de la soie délicate

Dans la poche de mon kabic.






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