Errances nocturnes
Errances nocturnes Quand les bords sont trop sombres, Seule la sobriété offre à la lumière L'éclat qui se reflète sans cesse Sur les errances dont l'immense flou S'estompe au fur et à mesure des pas Qui se doivent feutrés voire silencieux. Les bruits aussi doivent s'estomper, S'étouffer, disparaître pour laisser Place aux champs pastels, muets, Les questions incessantes se taisent, Ces bêtes se musèlent enfin, Elles se reposent en paix. Les sens entrent dans un mutisme Protecteur qui sauve de la folie Des mondes qui s'entrechoquent. Il faut vivre, avec ménagement, Tourner la tête à la misère des univers Qui nous entourent et nous façonnent. Même plus humer que les embruns salés Parfumés de la fraicheur du large, Ignorer les signaux désespérés Des mammifères marins prisonniers Des filets qui nourrissent L'humain et ses félins. Ne plus sentirent la morsure Dufroid mais seulement La sensation magique de la...